Achetta (Equus ferus caballus)
Dernière mise à jour : 4 mai 2021
Si vous vous rendez un jour en Sardaigne, vous pourrez voir, depuis la plaine, de hauts plateaux basaltiques, les giara, qui furent utilisés comme derniers remparts par les populations sardes antiques contre les invasions carthaginoises et romaines.

De nombreux nuraghe marquent le paysage, et vous serez probablement tentés de monter au sommet des ces plateaux, afin de déambuler parmi les chênes-lièges et de découvrir la vue spectaculaire de la plaine qui s'offre alors à vous.
Chênes-lièges du plateau de la Giara Chênes-lièges de la Giara dont l'écorce a été récoltée Sous-bois de la Giara, composé en partie de chênes-lièges
Une fois en haut, prêtez l'oreille, et si vous avez de la chance, vous pourrez peut-être l'apercevoir. Est-il un descendant de Sleipnir ou du cheval Mallet ? Un cousin du cheval batisseur ou de Chabrang Bezhad?
Quelle que soit sa parenté, qui n'est toujours pas définie bien qu'une théorie le rattache aux chevaux phéniciens, l'Achetta apparaîtra peut-être subrepticement, au détour d'un tronc ou d'un nuraghe, telle une ombre, et vous incitera à le suivre plus avant.

Vous pourrez le voir s'élancer à travers la prairie ou le marais, sa longue foulée souple le propulsant toujours plus vite, toujours plus loin, accompagné parfois de son poulain, jeune représentant de cette race semi-sauvage peu connue qui ne compte qu'un demi-millier d'individus.
Cheval de la Giara Achetta de la Giara sarde Cheval de la Giara Achetta sarde groupe d'Achetta Jument de la Giara et son poulain




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